17.06.2009
Et c'est quoi votre métier? 43
CHAPITRE XIV (suite 43)
LA ROYALE - Encore perdus
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27.05.2009
Et c'est quoi votre métier? 37
CHAPITRE XII (suite 37)
LA PISCINE
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07.05.2009
Et c'est quoi votre métier? 31
CHAPITRE IX ( suite 31)
ROUEN- LE LONG COURS
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05.05.2009
Et c'est quoi votre métier? 30
CHAPITRE IX (suite 30)
ROUEN - LE LONG COURS
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29.04.2009
Et c'est quoi votre métier? 29
CHAPITRE IX (suite 29)
ROUEN- LE LONG COURS
Dans l'après midi, nous sommes prévenus par des Officiers du Port Autonome de Rouen qu'un mascaret est prévu arriver sur nous vers 18 heures.
Et c'est quoi le mascaret? Le bosco m'explique d'un ton doctoral et paternel: c'est une grosse vague qui remonte la Seine, à cause de la marée, et emporte tout ce qui n'est pas bien amarré.
Alors, on triple les amarres, on les souque bien, surtout pas de mou. Un matelot à l'avant et un à l'arrière pour surveiller. La machine est mise parée à manoeuvrer.
La coupée est relevée peu avant 18h00, des fois qu'on bouge trop, histoire de ne pas plier un pied de grue...La machine est lancée en Avant Très Lente
Je vais à mon poste sur le gaillard, à l'avant, pour observer le phénomène dont je n'avais jamais entendu parler avant ce jour là.
Pile à l'heure, on entend d'abord une sorte de bruissement, çà enfle, et on voit arriver une vague, plutôt un gros renflement, çà enfle encore, çà déferle sur les berges, çà arrive vite, trois mètre de haut à peu près.
Les amarres commencent à se tendre, à vibrer, çà craque sur les bittes d'amarrage. Le bateau bouge un peu, la vague soulève l'avant, puis l'arrière. Tudieu! impressionant! On sent bien cette force énorme.
Et la vague quitte le bateau, s'en va en amont vers le port de Rouen. Stoppez la machine. Le calme revient, je vois sur les visages de l'équipage un soulagement. Rien n'a cassé. Et, comme c'est l'heure, pour fêter çà on va tous à l'apéro. Ah bon? c'est comme les marseillais? ben oui.
Et je verrai, tout au long de ma carrière de marin, que, de toute façon, on prend l'apéro tous les midis et soirs! Un peu plus chargés quand un évènement est à fêter, et il y en a souvent des anniversaires!
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28.04.2009
Et c'est quoi votre métier? 28
CHAPITRE IX (suite 28)
ROUEN - LE LONG COURS
Le taxi me dépose sur le quai, à Petit Couronne, entre de grands silos, devant un très beau bateau, le Sauzon.
Un cargo à la ligne superbe- j'apprendrai plus tard qu'il a été dessiné par un architecte naval italien réputé-.
Coque noire, château milieu blanc, cheminée noire avec une triple bande bleu rouge vert.
Poussière partout, qui vient des engins de déchargement, des suceuses, et des cales, le bateau décharge des tourteaux de ricin en vrac.
Accueil très sympathique à la coupée, on resent d'emblée une atmosphère cordiale à bord.
J'ai franchi un échelon depuis le Mahdia, j'embarque comme élève officier Pont, non plus comme pilotin.
Mes fonctions à bord me sont bien vite définies: en gros, je suis l'assistant du Second Capitaine dans ses tâches liées à la cargaison, la gestion des cales, le suivi des dockers, etc...
Aussi, j'assiste le premier Lieutenant chargé de la navigation, préparation des cartes, entretien du gyro-compas, et tout ce qui sert à naviguer sur une passerelle.
Tout le monde m'accueille très gentiment, et très cordialement.
Je ne suis plus du tout avec un équipage marseillais. Là, c'est du breton pur granite.
Ma cabine est bien, grande quand même, dans le château central.
Je me fais quand même une petite sieste après le déjeuner, bonne bouffe, histoire d'être d'attaque pour l'après midi.
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27.04.2009
Et c'est quoi votre métier? 27
CHAPITRE IX (suite 27)
ROUEN. LE LONG COURS
Deux années ont passé, pendant lesquelles j'ai fait ma Math Elem au lycée de Rambouillet ( Bien situé, juste à côté d'une Alliance Française qui n'accueillait que des étudiantes suédoises, norvégiennes, et autres blondes déjà pas très farouches, ah! les soirées et nuits de fêtes après avoir fait le mur!)
Puis l'année de Préparation Hydro au lycée de Saint Servan, tout près de Saint Malo.
Pour être sûr de mon coup au concours d'entrée à l'école d'hydro, j'ai ajouté le cours d'été à Saint Malo.
Alors là, quel été!
Hébergés chez les Soeurs d'un pensionnat intra muros de Saint Malo, les pauvres, elles en ont vu passer des copines draguées parmi les touristes et les autochtones!
Dame, on ne lâche pas comme çà une bande de jeunes pirates assoiffés dans une volière comme Saint Malo, l'été, sans dommages colatéraux!
Mais, je suis reçu au concours d'entrée à la première année à l'Hydro de Saint Malo, l'année d'Elève au Long Cours.
Pendant cette année, l'une de nos activités principales, à part les virées dans la Rue de la Soif, consistait à rechercher une Compagnie au long cours qui acceptera d'embarquer un élève surdoué...
Et, bingo, la d'Orbigny m'a envoyé la lettre tant attendue vers fin Juin= Vous embarquez sur le Sauzon, à Rouen, le 10 Juillet.
Moi: tout content, pensez, c'est une compagnie qui assure une ligne régulière de cargos sur l'Amérique du Sud: Brésil, Argentine, Uruguay.
Le rêve quoi.
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20.04.2009
Et c'est quoi votre métier? 26
CHAPITRE VIII (suite 26)
TUNIS
Nous avons eu une visite quand même pendant tout ce temps: le Consul de France. Il était venu nous rassurer: le Mahdia allait être autorisé à quitter le port de Tunis en même temps que le paquebot venant chercher les Français voulant quitter le Tunisie.
En fait, ce seront les premiers Pieds Noirs à quitter leur terre natale.
Effectivement, le lendemain, arrive le Ville d'Oran, vide.
Des longues files de familles s'étirent sur le quai, ils deviendront des réfugiés à leur arrivée en France métropolitaine.
L'embarquement dure jusqu'au petit matin du lendemain.
Puis, il largue les amarres, et s'en va sans flon flon.
Nous, cela faisait huit jours que nous étions otages. Quelle histoire! Enfin pas trop terrible pour nous quand même. mais les provisions de pastis avaient sérieusement diminué, avec la pétanque!
Nous suivons le Ville d'Oran, et quittons Tunis à notre tour.
Mais nous passons par Bône et Bougie avant de rallier Marseille.
Nous entendons sur la radio comment le Ville d'Oran est accueilli à Marseille: Autorités, Préfet en tête, fanfares, secours populaires et Croix Rouge, et bien sûr la Presse.
Le Mahdia arrive, lui, cinq jours plus tard. Le long d'un quai vide!
Comment ? Nous venons de subir une prise d'otage, une séquestration, et la presse n'est pas là?
Ah ben merde alors! Ne pas venir saluer le retour au pays d'un équipage de héros! Quelle frustration!
Mon embarquement se poursuit, sans autre anicroche, par beau temps, mais pas d'escale en Tunisie pour ce voyage. Juste un touch and go à Tripoli, en Lybie, et un autre à Beyrouth, qui m'apparait comme paradis sur terre déjà, cela se confirmera plus tard en 1968 lors d'une longue escale spéciale....
Je rentre à la maison, tout auréolé de mon statut d'élève marin.
Les copines tombent encore comme des mouches...
Oh, pas aussi vite que l'hôtesse de Marseille, bien sûr, mais quand même......
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19.04.2009
Et c'est quoi votre métier?25
CHAPITRE VIII ( suite 25)
TUNIS
Evidemment, une fois le bateau vide, l'équipage est desoeuvré.
Des travaux d'entretien sont lancés: peinture, piquer la rouille, graisser les cartahus, les poulies coupées, etc..;
Et là, le Second a une idée de génie: on va faire un concours de pétanque !
Autorisation est demandée de descendre sur le quai pour cette compétition: patatras : NON!
C'est bien entendu une catastrophe, empêcher des Marseillais de faire une pétanque!
Tout l'équipage est très en colère: mais ils sont cons ces melons! Nous refuser la pétanque!
Car il faut bien comprendre qu'après chaque partie, il y a le pastis, payé par la Compagnie, pardi!
Deuxième idée de génie du Second: on va se la faire cette pétanque.
Dans la cale deux.
En effet, le fond de cale est doublé d'un plancher en bois épais et costaud.
Donc, première action: mettre le bateau parfaitement droit, horizontal, vous nous voyez jouer sur un plancher en pente?
C'est fait en vidant et remplissant certains ballasts, des citernes situées dans les double-fonds.
Et voila. C'est prêt. Les trois jours qui suivent sont ponctués des boum des boules qui plombent sur le plancher, et des vrrrrroummm des boules qui roulent et pointent. Et les carreaux ! quels pataquaisses!
Les commentaires, engueulades et discussions sur "celle qui tient" vont bon train.
Bref, nous avons là une vraie compète de pétanque.
Le plus dur est de conserver les glaçons en fond de cale, car il n'y fait pas froid....
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16.04.2009
Et c'est quoi votre métier?24
CHAPITRE VIII (suite 24)
TUNIS
Amarré derrière le Mahdia, il y a le Carthage, qui est un cargo de la COTUNAV, mais battant pavillon tunisien, avec un équipage tunisien.
Notre Commandant demande au chef d'escouade: Et le Carthage, il est bloqué lui aussi?
Non, c'est l'équipage qui ne veut pas partir! Ils ont peur d'aller en France et de s'y faire bloquer !
Ah ben! cocasse la situation...
On n'ose même pas demander de faire échange....
Nous, notre bateau est vide au bout de trois jours.
Alors ? On peut partir ?
NON! Ferme et définitif.
Et on nous explique que la raison de tout de ramdam, c'est la faute à un cargo de la Schiaffino, compagnie française qui fait en gros les mêmes rotations que nous, qui est parti la veille de notre arrivée, en coupant ses amarres, sans avoir demandé aucune autorisation, vue la situation très tendue à Bizerte.
Ah, merci les copains...
Le De Grasse aurait pu nous prévenir, au lieu de nous envoyer nous jeter dans le gueule du loup, l'étrave enfarinée!
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